jeudi 24 juin 2010

Michel Guillou, ingénieur à l'Enssat et... docteur en histoire des techniques de l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV)

La thèse de Michel Guillou : « La France et les télécommunications par satellites des années 1950 aux années 1970. Une ambition contrariée » a été soutenue à la Sorbonne le 14 juin 2010 devant un jury comprenant : Michel Feneyrol, ancien directeur du CNET, Pierre Musso, professeur à Rennes 2 et Télécom Paris Tech, Andréas Fickers, professeur à l’université de Maastricht, et sous la présidence d’Olivier Forcade de Paris-Sorbonne. Le candidat a obtenu la plus haute mention (Très honorable avec les félicitations du jury).
Elle fait suite à un mémoire de DEA soutenu en septembre 2004 au CNAM de Paris sur : « Le radôme de Pleumeur-Bodou. Un monument historique technique acteur des premières transmissions transatlantiques par satellites ».
Résumé : De 1960 à 1974, la France fut l’un des acteurs les plus dynamiques dans le développement des télécommunications par satellites, un domaine fortement marqué par la suprématie technologique des États-Unis. Ces réseaux représentaient des enjeux stratégiques et commerciaux très importants. La mise en place de l’organisation définitive pour la gestion et la réalisation d’un réseau mondial par satellites fit l’objet de longues et difficiles négociations pour les Français. Face au désintérêt de ses partenaires européens, la France s’engagea en 1967, avec les Allemands, dans un programme pour l’étude et la construction des satellites Symphonie. L’abandon du programme de lanceur européen Europa-2 obligea à solliciter les Américains pour le lancement du premier satellite. L’ambition française d’un réseau régional euro-africain commercial fut contrariée par les exigences des États-Unis pour une utilisation exclusivement expérimentale. Cependant, ce programme constitua une étape importante sur la voie de l’autonomie menant plus tard au projet de satellite national Telecom-1...
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© Le Trégor - 15 juillet 2010