jeudi 23 mai 2013

Baptiste Chomet (Enssatien), raconte son expérience d'échange universitaire au Japon

Baptiste Chomet,
(en optronique, promo 2013)
devant le bâtiment principal
du campus de l’Institut
des technologies de Tokyo
Grâce à l’École nationale des sciences appliquées et de technologie (Enssat) de Lannion, école interne de l’université de Rennes 1, j’effectue en ce moment un échange universitaire d’un an à l’Institut des technologies de Tokyo Tokyo Institute of Technology). Le fait d’être immergé dans une culture complètement différente de la nôtre, de devoir accepter un mode de vie différent, des manières de faire et de penser souvent opposées à ce que l’on a l’habitude de pratiquer et voir en Europe... Je pense que cette expérience est très riche et permet d’évoluer, de remettre nos habitudes en question, et d’être plus ouvert aux autres. Ceci est d’autant sûrement plus vrai dans un pays comme le Japon, où, de la nourriture à la langue en passant par le mode de vie des japonais, tout est vraiment différent de la culture européenne. Mais c’est aussi pour cela que cette expérience est si enrichissante ! Je suppose que beaucoup d’étudiants souhaitant faire un échange au Japon se freinent, notamment à cause du problème de la communication. Il est vrai que le japonais est une langue difficile (surtout à l’écrit!) et l’on se sent très vite perdu dans cette immense mégalopole qu’est Tokyo mais les japonais sont des personnes patientes et vraiment gentilles qui prendront toujours le temps de vous aider…
De plus l’Institut des technologies de Tokyo a une dimension internationale réunissant des étudiants venus des quatre coins du monde ; ici je ne travaille pas seulement avec des Japonais mais aussi avec des Chinois, Américains, Européens…
Que ce soit sur le temps du travail ou de la détente, les japonais vous accompagnent volontiers.
Mais j'ai aussi des amis, de gauche à droite, Américain, Chinois, Australien, Allemand. 

L’expérience est donc aussi interculturelle et permet entre autre de progresser en anglais. Les cours suivis ici sont d’ailleurs dispensés en anglais et sont très différents de l’enseignement que l’on peut avoir en France, avec beaucoup plus de travail personnel et de recherches, des articles scientifiques à lire et à résumer… Je trouve cette méthode de travail très enrichissante car on se sent mieux impliqué dans son domaine d’étude.
Shibuya, un des quartiers
de Tokyo le plus fréquenté.
Un an à l’étranger peut paraitre long, mais voila déjà neuf mois que je suis à Tokyo et le temps m’a paru passer si vite ! Vivre à l’étranger c’est en quelque sorte une nouvelle vie, une nouvelle culture à découvrir, de nouvelles personnes à rencontrer, des idées et expériences à échanger, pas le temps de s’ennuyer donc !
Je tiens à dire à tous les étudiants qui souhaitent partir à l’étranger… de foncer ! Vivre à l’étranger six mois ou un an reste une expérience unique et nous apprend beaucoup à la fois sur le plan professionnel mais aussi personnel.